Pose de carreaux de ciment Pegane au Thor (Vaucluse) — Réalisation

Chez Octavian Bâtiment, chaque chantier a sa propre logique — ses matériaux, ses contraintes, ses exigences. Celui-ci nous a emmenés dans le Vaucluse, au Thor, pour une mission qui demandait autant de patience que de précision : la pose de carreaux de ciment hydraulique Pegane dans un espace aux angles complexes. Un matériau artisanal, un motif travaillé, des contraintes techniques bien réelles… et une volonté commune d’aboutir à un sol durable, esthétiquement fidèle aux carreaux choisis. Si vous souhaitez voir d’autres projets du même type, notre page réalisations de création de salle de bain à Nice illustre bien le soin que nous apportons aux revêtements et aux finitions — tout comme nos réalisations tous corps d’état, qui donnent un aperçu plus global de notre façon de travailler.

La demande du client et ce qu’elle impliquait concrètement

Le client avait une idée précise : un sol en carreaux Pegane, au motif prononcé et aux couleurs affirmées, posé dans un espace comportant des angles rentrants et une cloison diagonale. Ce genre de configuration — avec des décrochés dans le plan — complique immédiatement le travail de disposition. Impossible d’improviser.

Les carreaux de ciment hydraulique sont fabriqués sans cuisson. Ils ne sont donc pas rectifiés : leurs bords peuvent varier légèrement d’un carreau à l’autre, les tolérances dimensionnelles existent, et leur porosité naturelle les rend sensibles aux taches pendant la phase de pose (colle, joint…). À cela s’ajoute une exigence de planéité du support particulièrement stricte, sous peine d’affleurement visible. Et bien sûr, intégrer un motif répété dans un plan en L ou avec décroché oblige à un calepinage très rigoureux — pour que le motif reste cohérent jusque dans les coupes périphériques.

Nous avons pris le temps d’expliquer au client, de manière simple et sans jargon, pourquoi chacune de ces contraintes existait et quelles précautions seraient mises en place. Fort de 15 ans d’expérience sur ce type de matériau, on sait que la transparence en amont évite les incompréhensions en cours de chantier.

Le protocole mis en œuvre, étape par étape

Préparation du support

Avant même de penser à la pose, le sol a été nettoyé et nivelé — ragréage inclus si nécessaire. Une surface propre, sèche et parfaitement plane, c’est la condition sine qua non pour que les carreaux s’alignent correctement et que le rendu final soit sans défaut.

Calepinage à sec

Nous avons disposé les carreaux sans colle dans un premier temps, pour définir le point de départ optimal et centrer le motif dans l’espace. Cette étape permet aussi d’anticiper les coupes en périphérie et de les minimiser là où elles seraient trop visibles — notamment le long de la cloison diagonale.

Double encollage

Pour des carreaux aussi poreux, la colle a été appliquée à la fois sur le support et au dos de chaque carreau. Le double encollage garantit une adhérence maximale et supprime les vides sous les carreaux, qui seraient une source potentielle d’affaissement ou de casse. Le mortier-colle retenu appartient à la classe C2S1/C2S2 — un produit flexible, adapté aux matériaux à forte absorption, avec un temps de prise prolongé qui laisse la marge nécessaire pour un calepinage précis.

Régularité des joints et nivellement

Les légères variations dimensionnelles des carreaux artisanaux ne s’improvisent pas : nous avons utilisé des croisillons et des cales autonivelantes pour maintenir une jointure régulière et une surface homogène. Les joints ont été posés serrés, entre 2 et 3 mm, ce qui demande une vraie dextérité d’exécution.

Découpes et finitions

Les découpes ont été réalisées avec une carrelette électrique à eau, équipée d’un disque diamanté. L’eau refroidit la lame, limite la poussière et garantit des coupes nettes, sans éclats sur les bords. Le mortier-joint choisi — fin, hydrofugé, anti-taches — a été sélectionné dans une teinte harmonieuse avec le motif (gris clair ou blanc cassé, selon l’esthétique recherchée).

Nettoyage et traitement protecteur

Le nettoyage immédiat après jointoiement évite la formation d’une laitance incrustée dans la porosité des carreaux — un problème difficile à corriger après séchage. Une fois les joints secs, nous avons appliqué un traitement hydrofuge et oléofuge, qui pénètre la surface sans en altérer l’aspect, et facilite l’entretien au quotidien.

Un résultat à la hauteur du matériau

Chaque choix technique répondait à une logique précise : la durabilité par le traitement protecteur, l’esthétique par le calepinage et le choix de joint, la solidité structurelle par le double encollage et la planéité du support. Rien n’a été laissé au hasard — et c’est ce qui fait la différence sur ce type de matériau délicat.

Ce chantier au Thor résume bien notre manière d’aborder un projet : écoute de la demande, proposition technique adaptée aux contraintes réelles, et suivi rigoureux de chaque étape jusqu’à la livraison. Si vous envisagez un projet similaire — ou tout autre travail de rénovation tous corps d’état — n’hésitez pas à nous contacter pour une visite et un échange sans engagement.

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